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Philippe Robin

J’ai un souvenir «affectueux» de mes études à l’école Brassart à Tours de 1984 à 1987. J’y ai en effet appris une certaine rigueur. Grâce à un enseignement académique avec une forte place accordée au dessin, j’ai appris le goût du travail et de l’effort. J’étais plutôt du genre «cancre» (redoublement, BAC au rattrapage, etc...), pas le plus doué de ma promo, mais j’ai bossé dur et suis sorti troisième.

J’ai ensuite eu un parcours assez classique en agence puisque j’ai commencé dans de grandes agences parisiennes référentes de l’époque en tant que maquettiste puis directeur artistique, chez Publicis Design et Shining Strategic Design. Après six années passées à Paris je suis arrivé chez DDB où j’ai crée le département design de l’agence de Nantes. Puis j’ai pris la direction de création de la partie pub de l’agence, puis eu des fonctions transversales au sein du groupe DDB France toujours en tant que directeur de création.

En 2008, changement de carrière si je puis dire (!) puisque j’ai pris la co-présidence de l’agence DDB de Nantes... Ma formation y est sans doute pour quelque chose, car quand on apprend à travailler et à réfléchir, beaucoup d’opportunités s’ouvrent à vous.
Je gère donc l’agence depuis maintenant plus de six ans.

Nous recevons à l’agence un certain nombre de stagiaires qui viennent épauler nos créatifs. Je suis surpris de voir leurs peu d’aptitudes au dessin. Et c’est bien dommage, car ça me semble être la base de ce métier. Car ce n’est pas tant de savoir dessiner qui est important mais plutôt de savoir raisonner en terme de masse, de savoir construire un visuel. Et le dessin est une base indispensable. On dit souvent à nos commerciaux qu’avant d’écrire une recommandation, il faut construire un plan. Et bien c’est pareil pour un créatif, avant de faire une maquette, il faut faire un crayonné. Aujourd’hui les stagiaires se focalisent trop sur le rendu et moins sur la conception.

Le dessin est donc un sujet que je développerais plus fortement dans l’enseignement d’aujourd’hui. Il en est de même sur la couleur. Il est important d’avoir de bons coloristes.

Pour terminer, j’aurais envie de dire à tous ces étudiants qui vont entrer en apprentissage ou sortir de Brassart de ne jamais oublier qu’être créatif, c’est INVENTER. Cela signifie qu’il faut oublier ses modèles, ses références et ne pas chercher à faire «à la manière de», mais faire à SA manière.