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Arno Lebrunet

Quel a été l’apport de la formation Brassart pour le début de votre carrière?

J’ai coutume de dire que l’école m’a permis de développer un lien entre mon cerveau et un support. Un bras en quelque sorte…
Très créatif, je n’arrivais pas réellement à formaliser mes idées. Durant les 3 années du cursus, j’ai appris des techniques, expérimenté grâce à elles, et développé un savoir-faire.
En un mot, j’ai été formé à un métier. C’était il y a vingt ans déjà, mais le souvenir est vivace et l’acquis toujours bien présent.

Quel a été ensuite votre parcours, l’évolution de votre carrière?

J’ai d’abord accepté un poste d’exécution, avec peu de création, dans une imprimerie au sein de laquelle j’ai pratiqué, pratiqué, pratiqué,… J’y ai aussi découvert l’univers de la fabrication, une suite logique à nos interventions qui, quand on la respecte et la comprend, démultiplie notre potentiel créatif. Dix-huit mois plus tard, je revenais à la création en intégrant un studio graphique. Et trois années après avoir quitté l’école, j’ai décidé de créer mon entreprise afin de développer ma propre vision du métier.

Où en êtes-vous aujourd’hui ?

Je dirige toujours l’entreprise que j’ai fondée il y dix-sept ans. Durant ces années, j’ai développé d’autres compétences, comme l’architecture et le produit, et me suis dirigé vers davantage de conseil auprès de mes clients.

Votre vision du métier

Nous faisons un métier incroyablement riche en rencontres, en découvertes, en apprentissages permanents. Nous créons des langages formels qui peuvent impacter, favorablement et durablement, les organisations pour lesquelles nous intervenons. Nous abordons au quotidien de nombreuses problématiques et, en tant qu’acteurs externes aux organisations clientes, nous contribuons à leur évolution. Notre apport, si il est fait de passion, de rigueur et d’enthousiasme, peut même agir sur la Société dans laquelle nous vivons.

Aujourd’hui, selon vous, qu’est-ce qui serait un vrai plus à intégrer dans notre formation.

Probablement insister sur la quête de sens, que nos métiers doivent intégrer pleinement, pour que ce que nous créons soit considéré comme incontournable et nécessaire par les organisations clientes. Le sens est la clé de l’efficience du signe émis. Créer pour créer n’a pas vraiment d’intérêt, excepté si l’on souhaite développer sa propre démarche artistique. Me considérant comme un artisan, et non comme un artiste, le sens que je donne à mon travail lui procure toute la valeur que mon client achète.

Un conseil à donner à nos étudiants

Je définis souvent la créativité en l’associant simplement au terme curiosité. Je pense que nous ne pouvons pas être véritablement créatifs si nous ne développons pas en parallèle notre curiosité. La créativité ne peut pas être que technique. C’est une posture, une vision de son environnement. Alors mon conseil aux étudiants actuels, et futurs : observez, écoutez, interpelez, questionnez, apprenez, pratiquez, échouez, recommencez, apprenez, sans cesse, car vous le devez. En résumé, soyez curieux, de tout, de rien, de vous, des autres. Plus votre esprit sera ouvert, plus vous vous serez remis en question, plus votre « production » sera de qualité et recherchée.

Quels sont vos critères pour l’embauche d’un jeune créatif?

J’essaie avant tout de déceler un potentiel en eux. Partant du principe qu’au sortir de l’école il leur reste « tout » à apprendre, c’est leur capacité à assimiler le contexte professionnel et à développer leur créativité qui m’intéressent. Au fil d’une première discussion, grâce à mon expérience, j’essaie de percevoir si ils ont intégré la posture que j’exprimais précédemment. Le book est important bien évidemment car il permet de valider une certaine maîtrise technique. Mais l’individu, son état d’esprit, sa posture et, de facto, son potentiel, sont ce que je cherche à déceler au moment d’une procédure de recrutement.

Gardez-vous contact avec des anciens de votre promo?

Malheureusement, les années sont passées, nos chemins se sont séparés. La vie, privée et professionnelle, nous a séparée. J’ai eu quelques contacts dans les premières années, mais l’absence d’un dispositif structuré d’anciens élèves comme il en existe ailleurs, ne laisse la place qu’aux démarches personnelles. L’avènement des réseaux sociaux a certainement permis des reprises de contact. Très peu me concernant